Extrait du carnet de voyage – Montréal-Paris – 16/10 & 17/10 2009
Punaise je suis épuisé. Arrivé hier matin avec un peu de retard – décollage à 23h30 au lieu de 22h10 – , voler en étant malade est particulièrement désagréable et suite à un vendredi assez mouvementé, ce dimanche je suis complètement épuisé.
Vendredi, à dix minutes de l’arrivée du taxi, bouclage de valise final et mauvaise surprise : la valise achetée à la Réunion l’année dernière se déchire. Sans trop forcer dessus ! Bon ok peut être un peu quand même j’ai trouvé ça très surprenant. Quand quelque chose comme ça arrive, je ne vois que deux solutions : réparer ou continuer tel quel. Là, réparer n’aurait servit à rien : perte de temps, stress, et puis il faut le matériel, vider la valise, recoudre, renforcer, refaire la valise, etc etc … C’est donc dépité que j’ai chargé les quatre sacs dans le taxi. Oui, quatre bon gros sacs bien remplis.
Trop de fringues, beaucoup trop de fringues. Deux costumes pour faire bien lors des entretiens, des dizaines de chemises seyantes, des jeans, des t-shirts, des polos, trois manteaux et vestes différents, ainsi que je ne sais quoi d’autre. Et j’ai frôlé l’envie de mettre la moitié de ces trucs à la benne.
C’est en tout cas ce qui risque d’arriver très prochainement.
Arrivé à l’aéroport international de Montréal, Trudeau, j’ai eu un sacré coup de bol. D’une part, aucune file d’attente, aussitôt arrivé, j’étais devant un comptoir d’enregistrement. D’autre part, au comptoir, l’agent d’Air Transat s’est révélé extrêmement sympa et efficace. D’origine jamaïcaine, on peut dire qu’il était vraiment cool aussi bien dans l’attitude que dans la vue globable dont le problême a été réglé.
Problème ? Quel Problème ? Vous devriez avoir compris que trois valises et un sac couplé avec la notion de déménagement ne peut résulter qu’en une chose : excédent de poids.

Détenteur d’un ticket « bétaillère» – classe économique -, le voyage moyen que je suis n’avait droit qu’à 20 kg de bagages en soute. Le total de ce que je trimballe avec moi atteint les 117 kg. Ouch ! Sachant que le le kilo supplémentaire est à 20$CAD, un rapide calcul nous donne une facture de 2340$CAD. Préparez le défibrillateur !!
L’agent donc s’est démené pour me faire économiser le maximum. Mais vraiment, il a été super sympa et efficace, chose qui m’arrive rarement
! Du coup, je m’en suis sorti avec la combine suivante : acheter deux places « club» – l’équivalent de la classe Affaire chez Air Transat – qui me sont revenues à 250$CAD chacune. L’avantage, c’est qu’une place club a droit à 40kg de bagages en soute. Moi, avec mes deux places, j’ai donc droit à 80kg, pour 500$CAD. Ensuite, en classe club, le tarif du kilo supplémentaire d’excédent chute à 15$. Donc, (117-80)x15 = 555$CAD. Mais attendez, il y a mieux, en achetant un sac à la con -28$- dans une boutique, j’ai pu prendre 10kg de bagage à main avec moi. On en est donc à (117-80-10)x15 = 405$CAD.
Et voilà. Pour 905$CAD, j’ai pu trimballer toutes mes affaires de l’autre côté de l’Atlantique. C’est plutôt une bonne affaire quand on compare à ce qu’il aurait fallut payer en passant par la bétaillère ! Mais c’est toujours trop.
Je vous résume aussi le passage où il a fallut refaire les bagages pour mieux répartir les poids – tout ça au comptoir – : enlever deux pantalons type cargo a fait passer l’une des valises de 38 kg à 32 kg !
Au final, me voilà arrivé à Paris, toujours malade. Le billet de l’eurostar est en poche, la réservation de l’auberge de jeunesse à Londres est faîte … Bon, bah il ne reste plus qu’à soigner ce mauvais rhume, trouver un logement et la vie sera à nouveau belle et ensoleillée. Être malade, c’est vraiment désagréable.